Voyage d'une Parisienne dans l'Himalaya occidental by Marie de Ujfalvy-Bourdon

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By Charlotte Girard Posted on Dec 26, 2025
In Category - Adventure
Ujfalvy-Bourdon, Marie de, 1845-1904 Ujfalvy-Bourdon, Marie de, 1845-1904
French
Ever wonder what it was like to travel the world as a Victorian woman, completely on your own terms? Forget the stuffy, male-dominated travelogues of the 19th century. Marie de Ujfalvy-Bourdon’s account of her journey through the Western Himalayas is a breath of fresh mountain air. She wasn’t a missionary, a soldier, or a diplomat’s wife. She was just a curious Parisian who decided to go. Her story isn't about conquering peaks, but about the people she meets, the cultures she tries to understand, and the sheer, often funny, reality of being a foreign woman in a place few Europeans had ever seen. It’s a quiet adventure that feels surprisingly modern.
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Départ.--Aventure en chemin de fer.--Trieste.--Nous nous embarquons. --L’Adriatique et la Méditerranée.--Port-Saïd.--Le canal de Suez.-- Orgueil justifié.--La mer Rouge et ses dangers.-- Les rochers d’Aden. --L’océan Indien.--Enfin Bombay. Après avoir accompagné mon mari deux fois en Asie centrale, dans l’espace de quatre ans, je l’ai également suivi lors de son voyage aux Indes, au Cachemire et au petit Tibet. Quant à la rapidité avec laquelle nous avons exécuté nos deux derniers voyages, quelques dates en diront plus long qu’une description. En décembre 1880 nous étions à Tachkent; en janvier 1881, sur les bords de la mer d’Aral; en avril 1881, en Égypte; en juin de la même année, au cœur de l’Himalaya. Le 18 avril 1881, nous partions le soir de Gratz en nous dirigeant vers Trieste. Grâce à quelques largesses, nous obtenons un bon coupé. Dormons... Ah!... très bien... La respiration devient régulière, et les reins sont bien appuyés. Un bon sommeil nous donnera des forces... Oui!... Comptons là-dessus. Des cris de détresse partent du compartiment voisin: «Au secours! Au nom du ciel, au secours!» Le train s’arrête à Laibach et les cris redoublent de plus belle. Une voyageuse éperdue paraît à la portière et crie aux employés: «Mon mari se meurt, il est empoisonné! Du lait! au nom du ciel, du lait!» Les employés se précipitent, entrent, descendent, emportent une masse grise: ce doit être le mari; suivie d’une ombre qui gesticule et crie: ce doit être la femme. Puis on n’entend plus rien. L’employé qui vient nous demander nos billets répond avec un calme parfait à nos questions: _Il aura mangé trop de cochonnaille au buffet de Gratz, il se trouve mal, et sa femme croit qu’il a été empoisonné par la strychnine._ Je plains ce pauvre homme, et je plains aussi la femme, malgré le côté comique de l’accident, car je ne puis m’empêcher de me reporter à mon dernier voyage dans les steppes de la mer d’Aral, où, par un froid de 37°, M. de Ujfalvy tomba à mes pieds, frappé d’une congestion. Mais enfin cette femme était en pays civilisé, à portée d’un médecin, tandis que moi j’étais au milieu du désert, sans autre secours que celui du chef de la misérable station et de sa femme, seuls habitants de ces terres émaillées çà et là de pauvres kirghises. Pour trouver un médecin, il m’aurait fallu retourner sur mes pas à Kazalinsk, soit à 150 kilomètres en arrière, et cela, pour tout moyen de locomotion, avec des chameaux, utiles animaux, sans doute, mais qui font tout tranquillement au plus leurs 40 kilomètres en dix à douze heures. On conviendra que la différence des situations était grande. Aussi, tout en plaignant la femme, je m’endormis pourtant et ne me réveillai qu’à six heures du matin, c’est-à-dire à une heure à peu près de Trieste. [Illustration: Carte d’ensemble du voyage de Mme de Ujfalvy.] A quelque distance de cette ville, le chemin de fer côtoie la mer, et le château de Miramar, autrefois propriété de l’empereur Maximilien, apparaît à nos yeux. Les vagues battent ses pieds et son profil se détache nettement au milieu de la sombre verdure qui l’entoure. Trieste est bien située sur le bord de l’Adriatique, entourée de montagnes sur lesquelles sont juchées de jolies maisons de campagne. Son effet est tout riant. La mer est si tranquille qu’on dirait un beau lac; le flux et le reflux sont presque imperceptibles. Nous nous faisons conduire au bateau qui doit nous emporter demain et nous y déposons nos bagages. Nous choisissons une cabine sur le pont, à côté de celle du capitaine, et de là...

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In 1881, Marie de Ujfalvy-Bourdon left her life in Paris behind for an extraordinary solo journey. Her book is the diary of that trip, taking us from the plains of India up into the rugged Western Himalayas—through regions like Ladakh and Kashmir long before they were tourist destinations.

The Story

This isn't a plot-driven thriller, but a real-time account of discovery. We travel with Marie as she hires local guides, navigates treacherous mountain passes on horseback, and finds shelter in remote villages. She describes everything: the stunning, harsh beauty of the landscapes, the bustling markets, and the intricate social customs of the Tibetan Buddhist and Muslim communities she encounters. The "conflict" is the daily challenge of the journey itself—the physical demands, the cultural misunderstandings, and the constant negotiation of her place as an outsider.

Why You Should Read It

Marie’s voice is what makes this special. She’s observant, witty, and refreshingly free of the imperial arrogance common in travel writing of her time. She’s more interested in understanding than judging. You get her honest reactions—the awe at a monastery, the frustration with a difficult path, her delight in a shared meal. She paints vivid pictures of people, making the Himalayas feel alive with human stories, not just majestic scenery.

Final Verdict

Perfect for readers who love armchair travel, hidden histories, and strong, relatable voices from the past. If you enjoy books that transport you to another time and place through the eyes of a fascinating guide, you’ll find a friend in Marie. It’s a quiet, captivating look at a world now changed, recorded by a woman who was genuinely ahead of her time.



📚 Public Domain Notice

This masterpiece is free from copyright limitations. Access is open to everyone around the world.

Lisa Lee
2 months ago

A bit long but worth it.

Joseph Brown
1 month ago

Finally a version with clear text and no errors.

4.5
4.5 out of 5 (2 User reviews )

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