Un tel de l'armée française by Gabriel Tristan Franconi

(12 User reviews)   4650
Franconi, Gabriel Tristan, 1887-1918 Franconi, Gabriel Tristan, 1887-1918
French
Okay, I just finished a book that's been haunting me, and I need to talk about it. 'Un tel de l'armée française' isn't your typical war story. It follows a soldier we only know as 'So-and-So'—a brilliant choice by the author. The mystery isn't about a battle or a secret mission; it's about this man's identity and soul. As he moves through the chaos of World War I, you're left piecing together who he is from his actions and thoughts. It's a quiet, powerful puzzle about how war strips away a person's name and leaves only their humanity (or what's left of it). If you like character studies with a historical punch, grab this.
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faisait jadis pleurer en écoutant le chœur des confrériennes. Qu'ils étaient doux les soirs de printemps dans la rue bruyante! La voix claire d'un voyou chantait au peuple accouru des romances aux rimes légères. Un Tel s'arrêtait afin de participer à l'ivresse commune. Puis, le groupe harmonieux se disjoignait. Certains, que le lyrisme assoiffait, couraient vers les bars; d'autres demeuraient sur place comme si l'écho attardé d'un dernier refrain les berçait encore. Un Tel, pour ajouter à la simplicité du repas familial un peu de la splendeur printanière, achetait une livre de fraises nouvelles. La mère d'Un Tel attendait l'enfant. Courbée vers le sol dur, ainsi qu'une sainte en prières, elle semblait porter un lourd fardeau. Femme du peuple qui ne saurait être brisée par les chagrins et le labeur, elle pliait. N'ayant jamais failli à sa tâche simple, la vieille, une fois encore, avec les gestes de toujours, préparait le repas du soir. Sur le poêle bancal, où s'animait un feu tremblant, la soupe bouillait, chère eau chaude aromatisée qui réconforte, compagne quotidienne de ceux qui n'ont pas à leur table les fruits mûris aux provinces du soleil, ni ces rôtis savoureux dont le fumet, à lui seul, ranime et nourrit. Un pas allègre, tel un roulement de tambour, chassait le silence; la porte s'ouvrait, Un Tel embrassait sa mère, il mettait une nappe blanche sur la table, levait la flamme de la lampe, et voici que la mansarde où rôdaient les esprits sombres de la nuit était, soudainement, réjouie comme si des ondes lumineuses jaillissaient de quelque invisible fontaine. Un Tel narrait à sa mère les menues aventures de la journée; il avait quinze ans, une âme enthousiaste et gamine, et il ignorait encore qu'il est souvent pénible de gagner ce beau pain frais qu'il aimait et dont la petite vie merveilleuse nourrissait sa jeunesse éclatante. C'était l'heure de la causerie. La vieille mère contait l'histoire de la famille. Le père était mort. C'était un fidèle compagnon, un travailleur; tout jeune, il avait fait son tour de France. Il repose dans la banlieue mélancolique, en un cimetière peuplé d'érables rouges et d'ormes. Nul mieux que lui ne savait besogner la charpente. Il allait, la musette au côté, travaillant de bourgade en bourgade. Comme il avait belle prestance, les filles lui souriaient. Parfois, fatigué de rôder à l'aventure, il s'adossait au tronc noueux d'un vieil arbuste et, pareil au soldat qui boit une gorgée de rhum pour renouveler ses forces, il contemplait avec amour l'image de celle qui devait être un jour sa femme. En chantant, il repartait, longeant les bois, traversant les terres labourées. Il revint à Paris, élever de solides charpentes. Vinrent d'heureux jours, on se maria un matin d'hiver; la noce s'en fut à Robinson, où les bosquets déserts étaient couverts de neige. La vieille mère évoquait les douleurs du ménage: une fille naquit, jolie comme un enfant Jésus et qui souriait dans son berceau. Elle avait cinq ans, quand, un après-midi fiévreux, on la mena à l'hôpital. La petite n'en revint pas; elle avait préféré s'enfuir vers les jardins du ciel, où les enfants des pauvres vivent entourés de guignols, de chevaux de bois et de balançoires. Le père, l'année suivante, tomba d'un échafaudage. Mais, Un Tel n'écoutait pas la cruelle histoire de sa vie. Il contemplait, en lui, un monde frémissant et prestigieux dont nul roman héroïque ne saurait dire l'intime et vivante beauté. Les routes assombries où son destin l'avait mené lui semblaient s'élargir à l'horizon, comme des voies triomphales. Une ardeur étrange, mêlée à son jeune sang, lui donnait une vivacité d'oiseau....

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Gabriel Tristan Franconi wrote this during World War I, and you can feel the immediacy on every page. It's a short, sharp look at one soldier's experience, made all the more poignant knowing the author didn't survive the war.

The Story

The book follows a French soldier we never properly meet. He's referred to as 'Un tel'—basically, 'So-and-So' or 'John Doe.' We see the war through his eyes: the muddy trenches, the grinding boredom, the bursts of terror. There's no grand plot with a clear beginning and end. Instead, it's a series of moments—some mundane, some horrifying—that slowly reveal who this anonymous man might be. The central question quietly becomes: Can we know someone without ever knowing their name?

Why You Should Read It

This book does something clever. By refusing to name his main character, Franconi makes him every soldier. You're not just reading about one man; you're reading about the experience of loss—of identity, of self, of normal life. It’s less about the roar of cannons and more about the silence inside a person's head. The writing is simple and direct, which makes the emotional moments hit even harder. It feels honest, not decorated for drama.

Final Verdict

Perfect for readers who prefer psychological depth over battlefield action. If you loved the intimate feel of 'All Quiet on the Western Front' or the fragmented style of 'The Good Soldier Švejk,' you'll connect with this. It's a quick read, but it sticks with you, a quiet reminder of the individual lives behind the big numbers of history.



🔓 Legal Disclaimer

This is a copyright-free edition. You do not need permission to reproduce this work.

Joseph Anderson
10 months ago

I was skeptical at first, but it manages to explain difficult concepts in plain English. One of the best books I've read this year.

Nancy Garcia
4 months ago

My professor recommended this, and I see why.

4.5
4.5 out of 5 (12 User reviews )

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