Rabevel, ou le mal des ardents, Volume 1 (of 3) : La jeunesse de Rabevel by Fabre

(3 User reviews)   3531
By Charlotte Girard Posted on Dec 26, 2025
In Category - Philosophy
Fabre, Lucien, 1889-1952 Fabre, Lucien, 1889-1952
French
If you like historical fiction with a dark edge, let me tell you about 'Rabevel'. It's the first part of a trilogy set in medieval France, and it's not about knights and chivalry. It follows a young man, Rabevel, growing up in a world haunted by a terrifying plague called 'the mal des ardents'—which translates to 'the sickness of the burning ones'. The story is less about kings and battles, and more about the slow, creeping fear of a mysterious illness and how it shapes a person. You get pulled into Rabevel's youth, watching him navigate superstition, survival, and the shadow of this burning sickness that hangs over everything. It's atmospheric, grim, and strangely compelling.
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Il avait ralenti l’allure et ils firent encore quelques pas en silence. Noë poursuivait le cours de ses réflexions. --Bon Dieu, oui, songeait-il, qu’il grandisse et tant mieux s’il est capable de faire autre chose qu’un menuisier ou un tailleur. On en sera enfin débarrassé. Une calèche lancée au grand trot de ses deux chevaux les dépassa et projeta sur sa cotte de velours une flaque de boue luisante. --Les cochons! fit-il. --Je les connais, dit l’enfant. C’est Monsieur Bansperger, tu sais, le fils du rabbin? Il est avec une dame. Il va voir son père sans doute. --Oui, il a eu vite fait fortune celui-là avec les fournitures de la guerre, grommela Noë. Un camarade d’école, de quelques années à peine plus âgé que lui; oui, il devait être de 1844, ce qui représentait une différence de cinq ans; il s’était enrichi tandis que d’autres, dont lui-même, faisaient le coup de feu dans la mobile et allaient pourrir dans les casemates glacées de la Prusse. --Pourquoi tu n’es pas riche comme ce Bansperger? demanda l’enfant comme si les pensées de son oncle ne lui avaient pas échappé. --Parce que, mon petit, il faisait du commerce tandis que je me battais. --Et l’oncle Rodolphe se battait aussi? --Oui, mon frère se battait aussi. --Mais pourquoi Bansperger ne se battait-il pas? --Bansperger était Polonais, mon petit Bernard. --Alors, pour devenir riche, il valait mieux être Polonais? --Oui, pendant la guerre. Mais à présent cela n’a plus d’importance... --Alors je pourrai rester Français? demanda l’enfant. Noë eut un serrement de cœur qu’il reconnut bien. Souvent les réflexions de son neveu le transperçaient. --Je pourrai rester Français? répéta l’enfant d’une voix insistante. --Oui, répondit Noë, avec une émotion qu’il tentait vainement de surmonter. Sais-tu que c’est un grand honneur d’être Français? --Pourquoi? demanda Bernard. --Ah! le maître te l’expliquera! D’ailleurs, nous arrivons. Ils s’arrêtèrent devant une vieille bâtisse en pans de bois, toute vermoulue, où déjà stationnaient des groupes d’enfants et de grandes personnes. Le menuisier reconnut quelques amis et bavarda un instant avec eux sous le déluge qui ne cessait point. --Alors, vous menez ce gosse au régent? lui demandait-on. --Ma foi, oui, c’est de son âge; il faut bien qu’il apprenne son alphabet. Et puis, quelques coups de rabot au caractère ça ne fait point de mal, pas vrai? Surtout que le petit gars ne l’a pas toujours verni; hein, Bernard? Mais l’enfant se taisait; il avait un pli au front et semblait méditer. --Il est toujours comme ça, ce petit, c’est une souche, dit Noë à ses interlocuteurs; on ne sait pas d’où ça sort. Bernard leva les yeux. --Tu ferais mieux de te taire, fit-il d’un ton froid qui remua les auditeurs. --Voilà, s’écria l’oncle en prenant ceux-ci à témoin, voilà comment me parle ce gosse. Et c’est mon neveu; et j’ai seize ans de plus que lui! «Et encore moi, ça m’est égal, je ne le vois guère que quand il descend à l’atelier, et aux repas. Mais avec mon frère Rodolphe, le tailleur, qui est marié, lui, et chez qui nous sommes en pension, c’est pareil. On ne peut pas dire qu’il soit grossier; mais il vous a des raisonnements et tout le temps des raisonnements. Tout le jour, je l’entends à travers le plancher qui fait damner les compagnons tailleurs à l’étage et qui leur mange tout leur temps. Ça veut tout savoir, et ça a un mauvais esprit du diable. C’est un badinguet de mes bottes, quoi! --Une bonne claque, dit un gros monsieur décoré, une bonne claque je vous lui donnerais, moi, quand il...

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Ever wondered what it was really like to live under the constant shadow of a plague, long before modern medicine? That's the unsettling world Fabre drops us into with the first volume of Rabevel.

The Story

This book follows Rabevel from his childhood into young adulthood in medieval France. His world isn't defined by grand quests, but by the daily struggle to live in a place gripped by 'the mal des ardents'—a horrifying disease that causes its victims to burn up from the inside. We see Rabevel's life, his relationships, and his fears unfold against this backdrop of pervasive dread. The central mystery isn't a whodunit, but the sickness itself: what causes it, how do people cope, and what does living with such a threat do to a community and a young man's spirit?

Why You Should Read It

Fabre's strength is in the atmosphere. He doesn't just tell you people are scared; he makes you feel the damp chill of fear in the village air. Rabevel is a fascinating character to follow because his coming-of-age is twisted by this external horror. You're not just watching him grow up; you're watching him learn to live with an invisible monster. It's a slow, character-driven burn (pun somewhat intended) that focuses on psychology and setting over fast-paced action.

Final Verdict

Perfect for readers who love immersive historical fiction that skips the palace intrigue for the gritty reality of village life. If you enjoyed the creeping dread of The Name of the Rose or the detailed historical worlds of Hilary Mantel, but want something with a unique, disease-focused horror slant, this is for you. Just be ready for a thoughtful, somber, and deeply atmospheric journey.



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James Taylor
9 months ago

The layout is very easy on the eyes.

Mark Johnson
1 week ago

To be perfectly clear, the atmosphere created is totally immersive. Worth every second.

John Johnson
1 year ago

Just what I was looking for.

4.5
4.5 out of 5 (3 User reviews )

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