Lettres à Mademoiselle de Volland by Denis Diderot

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By Charlotte Girard Posted on Dec 26, 2025
In Category - Philosophy
Diderot, Denis, 1713-1784 Diderot, Denis, 1713-1784
French
Have you ever read someone else's love letters? That's exactly what Diderot's letters to Sophie Volland feel like—a secret window into the mind of one of history's great thinkers, when he wasn't trying to be great. He wasn't writing for publication. He was just writing to the woman he loved. These letters show us the real Diderot: funny, frustrated, full of gossip about Parisian life, and deeply in love with ideas. It's less about a grand philosophical argument and more about watching a brilliant brain at play in its most private moments. You get the Enlightenment, but you get it with all the messy, charming, human details left in.
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femme et lui apprendre à dire des gros mots et à mépriser son mari». (19 septembre 1767). «Je fais bien de ne pas rendre l'accès de mon cœur facile, écrivait Diderot, en 1765, à propos de Jean-Jacques; quand on y est une fois entré, on n'en sort pas sans le déchirer; c'est une plaie qui ne cautérise jamais bien. «Les amants fidèles et les amis solides ont de ces méfiances toujours inutiles; Diderot se défendait trop du besoin d'aimer pour ne pas y succomber. La rupture avec Rousseau était définitive; d'Alembert s'était singulièrement refroidi. «Ils étaient quelquefois deux ans sans se voir», nous dit Mme de Vandeul. Il lui restait Grimm, pour qui il eut une constante et mutuelle affection, malgré des heurts inévitables entre son caractère bouillant et la raideur germanique dont Grimm ne savait pas se départir; il lui restait d'Holbach, dont l'amitié ne se démentit jamais non plus et qu'il entretint «avec la plus grande liberté» le matin même de sa mort[4]. Il lui restait Galiani et Georges Le Roy; il avait même Naigeon et Damilaville, ses caudataires; mais ce qu'il devait chercher, vers l'âge de quarante ans, c'était un cœur féminin qui répondît à son besoin de tendresse, c'était un esprit ouvert et cultivé qui le dédommageât du silence que le caractère de sa femme l'obligeait à garder. Il ne devait fréquenter Mme d'Épinay que trois ou quatre ans plus tard; encore semble-t-il que la présence ou les instances de Grimm furent la cause déterminante de ses rapides séjours à la Chevrette et à la Briche. Les prétentions littéraires de l'hôtesse du «triste et magnifique château» devaient trop lui rappeler, d'ailleurs, celles de Mme de Puisieux. A quelle date précise commencèrent ses relations avec la famille Volland? De rares passages de ces lettres sont les seuls indices qui nous permettent de croire que ce fut en 1755. «Il y a quatre ans, que vous me parûtes belle, écrit-il à Sophie, le 11 octobre 1739; aujourd'hui, je vous trouve plus belle encore: c'est la magie de la constance, la plus difficile et la plus rare de nos vertus»; et le 31 mai 1765: «... J'aurai le plaisir de passer toute la journée avec celle que j'aime, ce qui n'est pas surprenant, car qui ne l'aimerait pas? mais que j'aime, après huit ou neuf ans, avec la même passion qu'elle m'inspira le premier jour que je la vis. Nous étions seuls ce jour-là, tous deux appuyés sur la petite table verte. Je me souviens de ce que je vous disais, de ce que vous me répondîtes; oh! l'heureux temps que celui de cette table verte!...» Deux ans après: «Je vous embrasse de toute mon âme, comme il y a douze ans.» (24 avril 1768.) Il n'est guère plus facile de savoir exactement à quelle famille appartenait Sophie. Vers 1730, un sieur Jean-Nicolas Volland, le même sans doute que l'Almanach royal de 1726 qualifie de «préposé pour le fournissement des sels» et fait demeurer «rue de Toulouse», acheta au hameau d'Isle-sur-Marne, à trois lieues et demie de Vitry-le-François et à côté du village de Saint-Rémy-en-Bouzemont, d'immenses terrains sur lesquels il édifia un château et dessina un vaste parc. Il leva et coloria coloria lui-même un plan général des « château, terre et seigneurie d'Isle et générallité de tous les champs labourables, prés, bois, pâquis et buissons qui en dépendent, tant ceux qui appartiennent en propre au seigneur que ceux qui relèvent seullement de luy et appartienent à ses vassaux ou censitaires»; il achevait en 1742 cette carte encore suspendue suspendue parois de l'antichambre du château; dix ans avant, lorsque...

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This isn't a novel with a plot in the usual sense. It's a one-sided conversation, captured on paper over decades. Denis Diderot, the driving force behind the monumental Encyclopédie, wrote hundreds of letters to Sophie Volland, an intelligent woman he deeply loved. The 'story' is simply his life unfolding through these dispatches. He tells her about his work, his fights with censors, and the exhausting task of editing the world's knowledge. He shares hilarious gossip from Parisian salons, describes plays he's seen, and vents his daily frustrations. Through it all, he thinks out loud with her about art, morality, and society. The central thread isn't an event, but the growth of a profound intellectual and emotional bond.

Why You Should Read It

You should read this to meet the man behind the monument. History remembers Diderot as a philosopher, but here he's a friend, a lover, and a bit of a gossip. His energy leaps off the page. One moment he's dissecting a painting, the next he's complaining about a headache or telling a silly story. It makes the 18th century feel immediate and alive. You see how big ideas about freedom and reason weren't just abstract concepts—they were things people argued about at dinner parties and wrestled with in personal letters. Sophie, though we only hear Diderot's side, feels present. You sense her intelligence in the way he writes to her, as an equal partner in thought.

Final Verdict

Perfect for anyone who loves peeking behind the curtain of history. If you enjoy biographies or diaries that reveal the person behind the public figure, this is your book. It's also a great, accessible entry point into the Enlightenment. You get the philosophy served with a side of personality, not in a dry textbook. It’s for readers who believe that great minds are also, wonderfully, human.



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Steven Hernandez
8 months ago

The index links actually work, which is rare!

5
5 out of 5 (1 User reviews )

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