Le Roi au Masque d'Or by Marcel Schwob

(2 User reviews)   4518
Schwob, Marcel, 1867-1905 Schwob, Marcel, 1867-1905
French
Okay, hear me out. This book is weird and wonderful. It’s about a king who is so beautiful, his face is literally dangerous. To rule, he has to hide behind a golden mask. But what happens when someone finally sees what's underneath? Is he a god, a monster, or just a man? Schwob packs an entire epic about power, identity, and obsession into a story you can read in one sitting. It’s like a dark fairy tale written by a philosopher. If you like stories that stick with you and make you think long after the last page, grab this one.
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des hommes, ils mangent du pain et le goût n'en est pas devenu amer. Vous appliquez avec persistance le feu à la plupart de vos aliments. Les abeilles ne construisent pas avec moins d'obstination leurs rayons géométriques de miel et c'est ainsi que les fourmis portent à des heures fixées leurs œufs transparents au soleil. Je ne saisis pas très bien la nuance qu'il peut y avoir entre le char de guerre du roi Agamemnôn et un fiacre de la Compagnie des Petites-Voitures. Il faut classer dans la même catégorie les feux successifs qui annoncèrent en Grèce l'incendie de Troie avec le télégraphe de M. Hughes. Le fusil à répétition et la flèche à pointe de silex sont des moyens bien semblables d'un même instinct. J'estime infiniment au-dessus des exceptions pratiques ou intellectuelles que vous pouvez apercevoir un morceau de pain à croûte brune retrouvé dans un sarcophage d'Égypte ou une humble écuelle phénicienne, pareille à celles que tournent encore pour vous les potiers de Provence. Une telle force de tradition et d'instinct représente peut-être l'unique chance qu'a la race humaine de laisser d'elle quelque souvenir à travers l'universelle destruction des choses; car la terre n'a même pas conservé les monuments de vos anthropopithèques. «Malgré le sens exquis des différences que vous entretenez avec un souci d'artiste, l'un de vous a dit que l'homme est un animal sociable. Votre congrégation en cités, provinces et nations n'a donc rien de bien spécialisé; car les monères, qui sont les plus simples des êtres faits de protoplasma, n'ont pas d'autres habitudes. Et ces monères entretiennent une grande justice dans la distribution de leur nourriture. Tout ce que mange l'une d'elles est également réparti entre les autres. Lorsqu'une monère est lassée de la colonie, il lui suffit de couper les filaments qui la réunissaient à son peuple. Les autres individus ne la poursuivent et ne la punissent jamais. Elle va flotter vers des eaux nouvelles, parmi les monères libres que vos savants nomment, je crois, _saprophytes._ Je respecte infiniment ces vénérables monères dont l'organisation primitive réalise le type de la vie parfaite dans une société. «Quoique vos psychologues aient divisé vos passions en des bandelettes légères de nuances extrêmement délicates, leur jeu me semble borné, en somme, au peu d'actes nécessaire à la conservation de vos espèces. «En adoptant le point de vue moral, que vous affectionnez, on ne saurait donner de réelle supériorité au plus subtil de vos philosophes sur un petit globule de pus. Ces globules blancs sont des éléments libres qui ont autant de facultés de choix. Ils préfèrent les substances chimiques selon les mêmes lois que vous trouvez plus d'agrément aux choses. Si la sensation humaine est comme le logarithme de l'excitation, le goût des globules blancs pour les proportions différentes des cultures ou des solutions qu'on leur présente varie dans la même mesure. Vos globules ont des individualités très fines, et il est possible d'en faire, grâce à votre belle faculté de l'habitude qui les mithridatise pour certains poisons, des automates bien semblables à ceux que votre Pascal voulait construire en donnant la foi aux êtres rationnels. La spécialisation de vos connaissances inspire beaucoup de respect pour les individus qui vous composent. Il faut tenir en considération l'idiosyncrasie d'un bâtonnet nerveux de votre rétine ou d'un corpuscule de Paccini. Les fibres de Corti sont les dégustatrices de vos affections musicales; et vos cellules bipolaires ont droit d'interdiction sur les vibrations qui leur déplaisent. Vous n'aimez les choses et vous ne les haïssez qu'en raison de l'élection d'une majorité de petites individualités dissemblables. Vos actions sont soumises à un infini...

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Marcel Schwob’s Le Roi au Masque d’Or (The King in the Golden Mask) is a short, potent story set in a mythical ancient kingdom.

The Story

The king is born with a face of such radiant, perfect beauty that it blinds anyone who looks upon it. To protect his subjects and to rule, he must live his entire life concealed behind a heavy, expressionless mask of gold. The mask becomes his identity—cold, distant, and absolute. The central drama unfolds when a single, curious subject risks everything for a glimpse of the truth behind the metal. This act of seeing shatters the careful illusion of the kingdom and changes everything.

Why You Should Read It

This isn’t just a fantasy about a masked ruler. It’s a razor-sharp look at how power works. The mask isn’t just for protection; it’s what makes him king. It asks: does the person matter, or only the symbol? Schwob writes with incredible clarity and a touch of melancholy. You feel the king’s profound loneliness and the crushing weight of his ‘gift.’ In under 30 pages, it creates a world that feels ancient and familiar, raising questions that are totally modern.

Final Verdict

Perfect for readers who love myth, fairy tales, or philosophical puzzles. If you enjoyed the eerie vibes of Lord Dunsany or the concise punch of Jorge Luis Borges, you’ll find a kindred spirit in Schwob. It’s a masterpiece of short fiction—brief, beautiful, and deeply unsettling. A must-read for anyone who believes a great story doesn’t need hundreds of pages to leave a permanent mark.



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Paul Jones
1 year ago

Finally a version with clear text and no errors.

Andrew White
1 year ago

Good quality content.

4.5
4.5 out of 5 (2 User reviews )

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