Heures d'Afrique by Jean Lorrain

(0 User reviews)   1961
By Charlotte Girard Posted on Dec 26, 2025
In Category - Philosophy
Lorrain, Jean, 1855-1906 Lorrain, Jean, 1855-1906
French
Hey, I just finished this wild little book from 1898 called 'Heures d'Afrique' by Jean Lorrain. It's not your typical travelogue. Picture this: a famous French writer, already pretty world-weary, gets sent to North Africa. He's expecting exotic adventure, but what he finds is a strange, unsettling beauty that messes with his head. The real story is the battle inside him—between being a detached observer and getting completely swallowed up by this hypnotic, almost dangerous landscape. It's a short, intense trip into the mind of someone discovering that the most foreign country isn't on a map; it's the one you find inside yourself when everything familiar is stripped away.
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Dix exemplaires numérotés à la presse, sur papier de Hollande. Paris.--L. MARETHEUX, imprimeur, 1, rue Cassette.--13756. HEURES D’AFRIQUE FRUTTI DI MARE MARSEILLE LA VILLE Marseille, le brouhaha de sons et de couleurs de sa Cannebière, la flânerie heureuse de ses négociants déambulant de cafés en cafés, l’air de commis voyageurs en vins et en huile, l’exubérance de leurs gestes, leur _assent_ et la gaieté comique de leurs grands yeux noirs, la mimique expressive de leurs _belles faces d’hommes, té_, tout ce tumulte et cette joie changeant presque en ville d’Orient, mi-italienne et mi-espagnole, ce coin animé des rues Paradis et Saint-Ferréol et jusqu’à ce cours Belzunce, avec son grouillement de Nervi en chemises molles et pantalons à la hussarde et de petits cireurs, se disputant la chaussure du promeneur. Et là-dessus du soleil, un ciel d’un bleu profond, à souhait pour découper l’arête vive des montagnes, et des étals de fleuristes encombrés de narcisses et de branches d’arbousiers en fleurs; et des rires à dents blanches de belles filles un peu sales, et des paroles qui sentent l’ail, et à tous les coins de rue des marchands de coquillages, et des attroupements d’hommes du peuple et d’hommes bien mis, pêle-mêle autour de la moule, de l’huître et de l’oursin. Oh! ces rues fourmillantes, odorantes et rieuses, dont trois corps de métiers semblent avoir accaparé les boutiques: les confiseurs, les lieux d’aisances et les coiffeurs. Et c’est, dans l’atmosphère, une odeur d’aïoli, de brandade et de vanille qui s’exaspère au bon soleil. Et dire qu’à Paris, il gèle, il vente et qu’on patine... Ah! qu’il est doux de s’y laisser vivre, dans ces pays enfantins et roublards, compromis par Daudet et réhabilités, _té_, par Paul Arène, loin du Paris boueux, haineux et tout à l’égout des brasseurs d’affaires, de délations et de toutes les besognes, poussés, comme les helmintes de la charogne, autour du cercueil du colonel Henry. Oh! l’invitation aux voyages de Charles Beaudelaire: Oh! viens, ô ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble. Comme elle la chante, cette invitation, la Méditerranée, dans chacune de ses vagues d’une transparence si bleue que le fond de roches de ses bords resplendit à travers comme une pâleur entrevue de naïade, et jusque dans l’eau croupie du vieux port, dans cette eau huileuse et figée, aux reflets et aux senteurs de plomb. Elle la chante encore, la nostalgique invitation pour ailleurs, la Méditerranée des Roucas Blancs, et de Mayrargues, et de la Corniche, à travers les drisses, les vergues et les mâtures, dressées, telle une forêt, entre le fort Saint-Jean et les bastions du Faro, sous l’œil de la _Bonne-Mère_, Notre-Dame de la Garde, dont la gigantesque statue dorée, hissée haut dans le ciel, au fin sommet de son clocher de pierre, surveille et protège la ville et ses deux ports. Ici, la Joliette, avec le môle de son interminable jetée, ses bassins bondés de navires, la coque noire des transatlantiques perpétuellement en partance pour des destinations enivrantes, ces villes d’or et d’azur dont la sonorité chante et frémit avec un bruit de soie à travers les poèmes de Victor Hugo: Oran, Alger, Tunis, Messine et Barcelone, et voilà que des sons de guitare, aigres et perçants, égratignent l’air... Messine, Barcelone! Nous revoici dans le vieux port, sur ces vieux quais de la Marine, obstrués de bateaux, de barques et de barquettes, sur ces quais poussiéreux aux hautes maisons étroites d’un autre siècle, rongées par le mistral, le soleil et la mer, avec leur enfilade de ruelles en escaliers, tortueuses et puantes, où chaque embrasure de porte encadre une silhouette...

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Jean Lorrain’s Heures d'Afrique is a curious and captivating artifact. Published in 1898, it chronicles the author’s journey through French colonial Algeria and Tunisia. But forget dry descriptions of monuments. Lorrain’s notebook is a deeply personal, often unsettling record of sensory overload.

The Story

The book follows Lorrain as he moves through cities like Algiers and Tunis, and into the Sahara. The 'plot' is the journey itself, but the real tension comes from his reactions. He’s fascinated and repelled in equal measure. The blinding light, the crowded markets, the intense solitude of the desert—it all crashes over him. He documents everything: vivid street scenes, conversations, his own creeping sense of dislocation. It’s less about what he sees and more about how it makes him feel, which is often profoundly uneasy.

Why You Should Read It

I loved this because it feels so honest and unvarnished. Lorrain doesn’t pretend to be a brave explorer. He’s a sensitive, sometimes pretentious artist completely out of his element, and he’s not afraid to show it. His prose is incredibly visual—you can almost feel the heat and dust. The book is a fascinating look at the colonial encounter from a flawed, introspective perspective. It’s also about the creative struggle: Can you truly capture a place, or does it end up capturing you?

Final Verdict

Perfect for readers who love immersive travel writing with a psychological edge, or anyone interested in fin-de-siècle French literature. It’s not a light beach read; it’s a short, potent dose of atmosphere and introspection. If you enjoy authors who explore the shadows of experience and the collision of cultures, Lorrain’s troubled African hours are waiting for you.



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